4 questions à Julien Transy, Grand Prix Adultes 2017

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots…

Originaire de Lyon, je travaille à Paris depuis 2008, au ministère chargé de l’écologie. Mes fonctions actuelles portent sur la connaissance et reconnaissance de la diversité des paysages qui nous entourent. Ce sujet n’est d’ailleurs pas tout à fait sans rapport avec la poésie : la valeur d’un paysage tient autant à ses qualités matérielles et concrètes qu’à la nature du regard que nous posons sur lui. Or la poésie comme la photographie, le cinéma et même la musique (activités auxquelles je suis également sensible et que je pratique à des degrés divers), contribuent d’une certaine manière à nourrir et orienter ce regard.

Comment avez-vous pris connaissance du Grand Prix Poésie RATP ?

Usager de la RATP, j’en connaissais déjà l’existence pour avoir lu dans le métro certains poèmes lauréats des années précédentes. C’est à mes parents à et ma mère en particulier, cela dit, que je dois d’avoir été informé du lancement de la dernière édition, présidée par Augustin Trapenard dont elle est une fidèle auditrice.

Avez-vous l’habitude d’écrire des poèmes ? Quel est votre rapport à la poésie ?

J’apprécie particulièrement les formes d’écriture courtes – qu’on les dise poétiques ou non – et m’y essaie de façon irrégulière mais continue depuis près d’une quinzaine d’années. Quant à mon rapport à la poésie, j’ai été sensible aux propos d’Augustin Trapenard l’an passé, pour qui elle n’est pas tant un genre qu’un mystère, un questionnement qui échappe à la définition : la poésie, je la fréquente avec plaisir dans les rayons dédiés des bibliothèques et des librairies (sans en être un fin connaisseur pour autant), mais je crois possible d’en faire la découverte et l’expérience partout ailleurs où l/’on ne l’attend pas.

Le concours a-t-il eu des répercussions ? Que faîtes-vous aujourd’hui ?

Je n’écris ni plus ni moins qu’hier, mais mon entourage ne l’ignore plus désormais, alors que je ne m’en étais pas forcément ouvert largement jusqu’ici. Depuis je participe aussi à certains des appels à textes initiés par les revues de poésie contemporaine, dont le nombre et la diversité attestent de la vivacité des envies d’écriture et de lecture en la matière (il faut d’ailleurs saluer la passion et l’énergie de ceux qui œuvrent pour offrir des espaces en ce sens). Dix de mes textes, issu d’un recueil inédit qui en compte près d’une centaine, viennent ainsi de paraître dans le numéro 4 de la revue RumeurS. Enfin, j’ai le projet d’investir ou de réinvestir en parallèle d’autres champs créatifs : d’une part l’enregistrement de chansons écrites et composées de longue date (avant même mes premiers textes poétiques, pour la majorité d’entre elles) ; d’autre part la réalisation de scénarios de court-métrages écrits ou co-écrits plus récemment. Autant de domaines un peu plus contraignants sur le plan technique et des moyens cependant, par rapport à la grande liberté qu’offre l’écriture de quelques lignes sur un coin de page blanche !