3 questions à Isabelle Carré, présidente du jury

Propos recueillis par Pauline Pilaudeau, journaliste au magazine LIRE

Pourquoi avoir accepté de devenir présidente du Grand Prix Poésie RATP ?

J’ai dit oui tout de suite car, lorsque j’étais plus jeune, je prenais souvent le métro et j’aimais lire les poèmes affichés dans les rames. Cela fait du bien, ça lave l’esprit et l’on peut repartir avec de jolis mots. Comme on est sous terre, il faut s’élever un peu, et la beauté des vers peut nous aider à passer un voyage un peu plus réjouissant.

Comment vous est venu le goût de la poésie ?

Ce goût remonte à l’enfance, j’ai écrit mon premier poème à 8 ans. Il s’appelait Le Bonheur. Et j’adore Sylvia Plath dont j’avais lu le recueil Ariel pour les Éditions des Femmes. Dans Les Rêveurs, je reprends d’ailleurs l’un de ses poèmes.

Pensez-vous que la poésie sert un but ?

Elle nous aide à voir les choses autrement. Lire un roman ou du théâtre provoque l’envie de se voir et de se comprendre. Avec la poésie, nous éprouvons le désir que quelqu’un d’autre nous aide à voir les choses autrement, à colorer le monde différemment, à faire un pas.