4 questions à Yeison Paniagua Rojas, Grand Prix Adultes 2020

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Yeison Paniagua Rojas, j’ai 31 ans et j’habite à Paris. Originaire du Costa Rica, je suis arrivé en France fin 2018. Je travaille pour le Samu social de Paris. J’aime l’écriture, la lecture, le cinéma, les langues, le rugby, les fruits, les plages et la couleur bleu. 

Comment avez-vous pris connaissance du Grand Prix Poésie RATP ?

Dès mon arrivée à Paris en septembre 2018, j’ai vu les poèmes sur les rames du métro et j’ai été agréablement surpris. J’ai trouvé que c’était une belle initiative et me suis proposé d’y participer 

Avez-vous l’habitude d’écrire des poèmes ? Quel est votre rapport à la poésie ?

J’écris des poèmes depuis le collège, même si je ne le fais pas trop souvent. Mon rapport à la poésie est cathartique. C’est un peu comme le parfum de l’esprit. Elle condense un nuage d’émotions fragrantes dans des petites gouttes compactes. Le tout dans un beau flacon, cela fait un poème.

 Le concours a-t-il eu des répercussions ? Que faites-vous aujourd’hui ?

Des personnes de mon entourage, et même des inconnus qui ont aimé mon poème, m’ont félicité. Il y a eu aussi des critiques et des réactions négatives. Cela a été une mise en vulnérabilité devant un grand public, un partage d’une partie de soi-même, une expérience tout à fait enrichissante. 

Grâce au Grand Prix Poésie RATP, mon compagnon et moi avons pu admirer des aurores boréales à Tromsø, en Norvège. C’est un rêve d’enfance accompli l’automne dernier. 

À part cela, je continue mon travail dans le social qui me plaît énormément et j’écris des petits poèmes de temps en temps.