Août à Paris

Au crépuscule de cette semaine aoûtienne

Où Paris, comme Désert, est vide et chaud bouillant,

Je te souhaite un week-end à l’ombre des persiennes

Du repos du vin blanc, des instants inspirants.

Qu’il soit permis enfin de dormir après 7′,

Puis de baguenauder sous les palétuviers

Et s’il n’y en a pas, de se les inventer

Car les plus beaux voyages existent dans ta tête.

Bilan carbone zéro, et pas de frais en sus

Les glaces sont aussi bonnes à Paris qu’à Houston

Et si la pollution t’asticote le plexus

Semelles de vent, vélo, ou âne comme Stevenson

Trouve ton véhicule pour partir sur les routes,

Et ce mois sans vacances sera ton plus bel août.

Nathalie Merle, 42 ans, La Garenne-Colombes