Je me suis toujours demandé au soir en passant

Qui sont ces gens dans leur appartement

Lorsqu’aux fenêtres les ombres chancellent

Dans une lumière artificielle…

Sans ralentir la cadence, c’est à eux que je pense

Ainsi, trompant l’ennui de ma propre existence

J’invente l’histoire de leurs silhouettes

Muettes.

Amandine Jardin, 32 ans, Montreuil