Dernier rivage

Loin, là-bas, nous irons, sur des grèves d’exil,

Où le destin s’obstine à retenir son souffle.

Les matins couleront en fruit mûr sur nos langues.

D’indéchiffrables vents coifferont les pinèdes.

Et dans l’exubérance des bleus,

Les vagues lécheront l’empreinte de nos pas.

Françoise Carré, 76 ans, La Guerche-sur-l'Aubois