Le sable y est

Indécent rêve incandescent d’été,

Comme une promesse inachevée,

S’évanouit mon songe doux,

Dans les vapeurs floues du mois d’août.

Bercée par le silence de l’air brûlant,

Étendue sur le sable blanc…

Une vague légère vient m’effleurer,

Me réveiller à l’heure dorée.

Je laisse couler le sablier,

Douce paresse d’un été…

Nouvelle unité de mesure,

La lumière du ciel bleu azur.

Laurence Bedos, 56 ans, Chamalières