Le va-t-en-paix

Longtemps je fus pianiste

ce, bien avant, d’être poète

mais j’ai gardé de l’art soliste,

la tentation de l’obsolète,

du conquérant de l’inutile,

du va-t-en-paix, du touche à tout

dompteur de futile, ce fou

utopiste qui, armé d’un stylo-bille

vous capture des mots doux

pauvre rêveur de déjà rêvé

payé en monnaie de songes

des chimères en danseuse

à la barre de mes pensées

poète, je ne suis que mensonge !

Hélène Duc, 37 ans, Bichancourt