Ma fiancée

Ma fiancée est sublime et volage,

Egérie éternelle de brillants créateurs,

Toujours là et tout le temps en voyage

Dans ses robes en or et ses couronnes en fleurs…

Quel haro voulez-vous que je jette

Sur sa vie sans aucune retenue

Lorsqu’elle s’offre, gracieuse, aux poètes

Et aux peintres lorsqu’elle pose nue ?

Je la laisse filer, étincelante Reine,

Vers les bras ouverts de ses nobles maris,

Car elle a la chance de s’appeler La Seine

Et je n’ai pas la chance de m’appeler Paris.

Alexandre Aristov, 42 ans, Chatou