Matin

L’heure, est bien sûr, très matinale

Baignée dans un calme feutré.

Dans notre chambre tempérée,

À l’arrière-saison glaciale.

Par une persienne bancale

Une pâle lueur est filtrée.

C’est la pause dominicale.

Nos rêveries sont dissipées,

Au fond de nos draps satinés,

On paresse et l’on s’étale.

L’heure, est bien sûr, très matinale.

Henri Valez, 86 ans, Saint-Maurice