"Songeant..."

Songeant à tes eaux tièdes, je me lève hésitant

Pense aux belles fissures, de tes rares bâtisses

A l’enfance joyeuse, les yeux pleins de malice ;

Songeant à tes orages, je revêts mon caban

Ton tendre sable chaud, qui me brûlait les pieds,

Ne trouve pas d’écho dans le sombre escalier.

Quand je tire la porte, d’un geste nonchalant,

Je ne vois ni ton cap, ni tes rayons ardents.

A mon sombre ouragan, je préfère tes tempêtes,

A mes obscures rues, je préfère tes sentiers,

Aux prêtres et leur chant, les criardes mouettes,

A mon bout de région, ton pays tout entier.

Je t’y écris en vers car j’y suis menotté,

Songeant à tes yeux clairs, douce Ile de Beauté.

Amiel Casale, 17 ans, PARIS