Vallée des peintres

Il est dans ma mémoire un lieu privilégié

Où dansent quelquefois des elfes et des fées

Situé au confluent de deux larges rivières

Le soleil l’éclaire d’une belle manière.

Sur la langue de terre les ruines d’un château

Surplombent les eaux calmes et conservent l’écho

Des mots que George Sand qui venait là souvent

En pensant à Musset égrenait dans le vent.

Le long d’un promontoire propice à la photo

Des peintres s’installaient et du bout du pinceau

Naissaient des lignes courbes et d’étranges nuages.

Qui mieux que Guillaumin ou Rousseau ou Monet

Aux toiles colorées aurait pu sublimer

La douceur et la paix d’un si beau paysage ?

Françoise Jaunay, 67 ans, Beaufort-en-Anjou

Catégorie Adultes