4 questions à Delphine Burnod, lauréate du Grand Prix Voyageurs 2025
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Delphine Burnod, j’ai 53 ans et ma vie se partage entre l’Auvergne et Paris où j’anime des ateliers de chant et d’écriture, souvent en flânerie, carnet en main.
Comment avez-vous pris connaissance du Grand Prix Poésie RATP ?
Tout simplement en prenant le métro, il y a quelques années.
Avez-vous l’habitude d’écrire des poèmes ? Quel est votre rapport à la poésie ?
Oui. La poésie est entrée dans ma vie dans ma trentaine et ne m’a plus quittée. Elle m’a ouverte à la vie d’une manière très simple, presque évidente. Aujourd’hui, elle me permet de faire face au monde et d’aller à la rencontre des autres. Elle apporte une forme de magie que notre société laisse souvent de côté.
J’aime découvrir les voix actuelles, les formes diverses qu’elles prennent et les alliances créatives avec d’autres arts.
Que retenez-vous de cette expérience, et où en êtes-vous aujourd’hui dans votre pratique de l’écriture ?
J’écris peu autour du thème de la douleur, le poème primé fait exception. Le fait qu’ « une pointe dans le cœur » touche ainsi celui des autres m’ouvre les yeux sur une chose : partager une difficulté ou une blessure, simplement, sans état d’âme, peut donner une force immense.
J’éprouve de la gratitude pour tous les échanges que j’ai eus avec des inconnu·es grâce à ce concours.
Au printemps, un recueil de mes poèmes paraîtra aux Éditions Unicité, je serai heureuse d’en dire des extraits ici et là.
Écrire et dire forment un tout à mes yeux : c’est la plus belle façon d’aller à la rencontre de l’autre.
