Et si le jury, c’était vous ?

Participez aux sélections en votant pour le Grand Prix Voyageurs !

Vous avez dès maintenant, et jusqu’au 26 mai, la possibilité de voter en ligne pour votre poème préféré. Le gagnant du Grand Prix Voyageurs sera affiché dans le métro cet été aux côtés des 10 lauréats désignés par le jury. »

Pour voter, il vous suffit de :

  1. Cliquer sur le bouton « Je vote pour ce poème » sous votre poème préféré ;
  2. Renseigner votre adresse e-mail ;
  3. Cliquer sur le lien de confirmation intégré dans le courriel qui vous aura été adressé.

Attention, un seul vote par personne est accepté.

À titre informatif, les âges indiqués sous chaque texte correspondent à l’âge effectif du poète au moment de l’envoi.

Chorégraphe

Chorégraphe amatrice

du ballet des rimes,

chorégraphe autrice

d’une poésie ballerine.

Que dansent sur mon papier

les pensées que je ne sais pas dire,

et que s’envolent sur mon imaginaire parquet

les fleurs de lettres prêtes à s’ouvrir.

Écrire tout haut

ce que le cœur pense tout bas:

la plus belle des chorégraphies.

Comme une étoile éclaire l’opéra,

la poésie illumine les silences de la vie.


Cindy Fischbach, 34 ans, Amnéville

La géométrie

Losanges, carrés, rectangles, autres quadrilatères

Pourquoi venez-vous me hanter chaque nuit ?

Croyez-vous que vos traits, vos formes particulières

Peuvent éveiller en moi un peu de fantaisie ?

Où sont les parallèles qui jamais s’uniront ?

Mais aussi les segments aux points bien définis ?

Je devine, impatient, la forme d’un ballon

Posé dans un triangle sur le bout de mon lit

Mais dans ce périmètre que je veux protéger

Je garde dans mon tiroir, comme dans un muséum

Le seul objet précieux qui saura m’éveiller

En annulant mon rêve : Une petite gomme !


Lucas Lambert, 15 ans, Hedouville

Tapis Rouge

Aujourd’hui j’ai vu des hirondelles et leur smoking

gravir les marches bleues du ciel

et assister à la cérémonie du soleil


Christophe Marchal, 51 ans, Nîmes

Et si on allait ramasser des coquillages

Au bord d’une onde aux vagues sages ?

Tu garderas tes préférés

Et moi ceux que tu as voulu jeter…

La seule nacre que j’aime,

C’est le souvenir de tes doigts qui les ont touchés.


Juliette Descroix, 15 ans, Cernay-la-Ville

Si seulement tous les jours tu étais là

Mais mes parents ne me laissent pas

J’ai comme un trou à l’estomac

Et tellement hâte de te dévorer

Mon burger adoré


Owen Upex, 7 ans, Paris

Vague à l’âme

Amnésie momentanée

Fragments d’une vie passée

Me reviennent les souvenirs oubliés

Refont surface les restes d’un mois d’été

Les mains au fond de mes poches trouées

Grains de sable et pastilles mentholées

Miettes de cornet et brasse coulée

Me ramènent à la réalité.


Sarah Louna Darnon, 22 ans, Fournès

Corbeille

J’ai dû supprimer ta photo,

La seule qu’il me restait.

Ton sourire hantait

Mon paysage intérieur,

Un bouquet à la main.

J’ai dû supprimer ta photo ;

On sentait

L’odeur des fleurs à travers.


Coraline Houllier, 33 ans, Saint-Leu-la-Forêt

Dommage qu’il soit friable

Il se dissout dans l’eau

Le tatouage du sable

Sur le grain de ta peau


Aurélie Goutte, 41 ans, Crosne

La ballade de l'éconduit

Je suis le couplet d’une chanson

Celui qu’on ne retient pas

Changement de partition

Le refrain se jouera sans moi.


André Montoya, 73 ans, Mareil-sur-Loir

Ecran total

On ne s’écrit plus, nos silences sont connectés

Les mots passent en ligne sans jamais se toucher

On s’effleure du bout des écrans lumineux

Mais nos peaux oublient le langage des aveux

Les regards se perdent dans des reflets bleutés

On cherche un peu d’âme dans la clarté pixelisée

Les cœurs vibrent au rythme des notifications

Et l’amour se compresse en simple vibration

On capture la vie pour mieux la laisser fuir

On filtre nos émotions de peur de trop sentir

Les instants s’empilent sans jamais exister

Comme des souvenirs qu’on n’a pas habités

Et dans ce monde lisse où tout semble parfait

ll reste un manque doux qu’aucun like ne sait combler


Séverine Duvergé, 48 ans, Paris

Renaître

Pour renaître j’ai fermé les yeux

Merveilleux sur la mer j’étais capitaine de vaisseau

Quand je les ai ouvert le tableau était noir

ma feuille était blanche

et le maître en colère


Aël Maudeux Peron, 10 ans, Paris

Elle danse sous la pluie,

Oubliée, finie.

Qu’importe le monde autour,

Elle danse sous la pluie,

Enveloppée, infinie.

Qu’importe le monde tout court,

Elle danse sous la pluie

Pour dire à tous qu’elle a compris :

Le bonheur ne s’apprend pas, il se vit.

Faim de vie !


Céline Usclade, 45 ans, Paris