Et si le jury, c’était vous ?
Participez aux sélections en votant pour le Grand Prix Voyageurs !
Vous avez dès maintenant, et jusqu’au 26 mai, la possibilité de voter en ligne pour votre poème préféré. Le gagnant du Grand Prix Voyageurs sera affiché dans le métro cet été aux côtés des 10 lauréats désignés par le jury. »
Pour voter, il vous suffit de :
- Cliquer sur le bouton « Je vote pour ce poème » sous votre poème préféré ;
- Renseigner votre adresse e-mail ;
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Attention, un seul vote par personne est accepté.
À titre informatif, les âges indiqués sous chaque texte correspondent à l’âge effectif du poète au moment de l’envoi.
Vague à l’âme
Amnésie momentanée
Fragments d’une vie passée
Me reviennent les souvenirs oubliés
Refont surface les restes d’un mois d’été
Les mains au fond de mes poches trouées
Grains de sable et pastilles mentholées
Miettes de cornet et brasse coulée
Me ramènent à la réalité.
Elle danse sous la pluie,
Oubliée, finie.
Qu’importe le monde autour,
Elle danse sous la pluie,
Enveloppée, infinie.
Qu’importe le monde tout court,
Elle danse sous la pluie
Pour dire à tous qu’elle a compris :
Le bonheur ne s’apprend pas, il se vit.
Faim de vie !
La géométrie
Losanges, carrés, rectangles, autres quadrilatères
Pourquoi venez-vous me hanter chaque nuit ?
Croyez-vous que vos traits, vos formes particulières
Peuvent éveiller en moi un peu de fantaisie ?
Où sont les parallèles qui jamais s’uniront ?
Mais aussi les segments aux points bien définis ?
Je devine, impatient, la forme d’un ballon
Posé dans un triangle sur le bout de mon lit
Mais dans ce périmètre que je veux protéger
Je garde dans mon tiroir, comme dans un muséum
Le seul objet précieux qui saura m’éveiller
En annulant mon rêve : Une petite gomme !
La ballade de l'éconduit
Je suis le couplet d’une chanson
Celui qu’on ne retient pas
Changement de partition
Le refrain se jouera sans moi.
Chorégraphe
Chorégraphe amatrice
du ballet des rimes,
chorégraphe autrice
d’une poésie ballerine.
Que dansent sur mon papier
les pensées que je ne sais pas dire,
et que s’envolent sur mon imaginaire parquet
les fleurs de lettres prêtes à s’ouvrir.
Écrire tout haut
ce que le cœur pense tout bas:
la plus belle des chorégraphies.
Comme une étoile éclaire l’opéra,
la poésie illumine les silences de la vie.
Corbeille
J’ai dû supprimer ta photo,
La seule qu’il me restait.
Ton sourire hantait
Mon paysage intérieur,
Un bouquet à la main.
J’ai dû supprimer ta photo ;
On sentait
L’odeur des fleurs à travers.
Tapis Rouge
Aujourd’hui j’ai vu des hirondelles et leur smoking
gravir les marches bleues du ciel
et assister à la cérémonie du soleil
Si seulement tous les jours tu étais là
Mais mes parents ne me laissent pas
J’ai comme un trou à l’estomac
Et tellement hâte de te dévorer
Mon burger adoré
Ecran total
On ne s’écrit plus, nos silences sont connectés
Les mots passent en ligne sans jamais se toucher
On s’effleure du bout des écrans lumineux
Mais nos peaux oublient le langage des aveux
Les regards se perdent dans des reflets bleutés
On cherche un peu d’âme dans la clarté pixelisée
Les cœurs vibrent au rythme des notifications
Et l’amour se compresse en simple vibration
On capture la vie pour mieux la laisser fuir
On filtre nos émotions de peur de trop sentir
Les instants s’empilent sans jamais exister
Comme des souvenirs qu’on n’a pas habités
Et dans ce monde lisse où tout semble parfait
ll reste un manque doux qu’aucun like ne sait combler
Et si on allait ramasser des coquillages
Au bord d’une onde aux vagues sages ?
Tu garderas tes préférés
Et moi ceux que tu as voulu jeter…
La seule nacre que j’aime,
C’est le souvenir de tes doigts qui les ont touchés.
Renaître
Pour renaître j’ai fermé les yeux
Merveilleux sur la mer j’étais capitaine de vaisseau
Quand je les ai ouvert le tableau était noir
ma feuille était blanche
et le maître en colère
Dommage qu’il soit friable
Il se dissout dans l’eau
Le tatouage du sable
Sur le grain de ta peau